Le volcan le Stromboli

Le volcan est le plus actif de tous les volcans européens. Cette année en 2009, ses éruptions se produisent à la fréquence moyenne d'une toutes les 5 minutes.

Le cône actuel du volcan s'est formé il y a 15 000 ans et est en éruption constante depuis au minimum 2 500 ans. Il prend naissance à 2 000 m sous la mer, la partie émergée culminant à 924 m.

L'activité typique du Stromboli est de type explosif et est caractérisée par l'émission de fontaines de lapilli et de cendres projetées à quelques dizaines de mètres de hauteur, mais aussi de bombes volcaniques. Ce type d'activité éruptive, justement appelée « strombolienne », est connue depuis l'antiquité pour ses fréquentes éruptions. 

Son activité ordinaire a lieu aux environs des 750 m d'altitude depuis ses trois cratères.

L'une des pires éruptions du Stromboli eu lieu en 1919, causant la mort de 4 personnes et détruisant 12 maisons avec des blocs de lave pouvant atteindre les 50 tonnes.

Lors des éruptions de fin de 2002 et début 2003, l'activité portée au collapsus provoqua de violents mouvements ondoyants improprement assimilés à un tsunami. Cependant, la vague la plus haute avait 10 mètres de haut et a causé de sérieux dommages au village de Stromboli.

Trois cônes adventifs sont constamment actifs, ils entrent en éruption successivement. Ils fonctionnent comme des « valves de sûreté », empêchant des événements plus dramatiques.

Le sommet est accessible aux randonneurs accompagnés d'un guide : l'excursion dure environ deux à trois heures. Il est interdit de passer la nuit au sommet, sous peine de forte amendes. Après une interdiction aux publics d'accéder au sommet pendant quelques mois, les excursions ont a nouveau été autorisées par la sécurité civile. Le stationnement sur le sommet est toutefois limité à  1 heure pour des groupes restreints.

De réguliers dégazages sont observables (05/2007). D'ailleurs le chemin traditionnel de montée (au-dessus de la plateforme) a été fermé, car trop exposé aux bombes volcaniques.

D'un point de vue surveillance, le Stromboli est passé du statut de volcan oublié des vulcanologues au statut d'un des volcans les plus surveillés. En atteste un nombre impressionnant de matériel scientifique que l'on peut observer tout au long d'une excursion. Celui-ci est moderne et automatisé. Ceci explique aussi le durcissement de la réglementation et la volonté des autorités de verrouiller la zone.

À quelques centaines de mètres au nord de l'île, émerge le Strombolicchio, reste d'une ancienne cheminée. Cette petite île abrite un phare de la marine actuellement automatisé interdite au public pour la préservation d'une fleur et d'un lézard endémiques.

Le Stromboli est le nom d'un volcan et d'une île de l'archipel des iîles Eoliennes située au nord de la Sicile, en mer Méditerranée. Le nom provient du grec antique donné à la montagne pour ses formes sinueuses.

Le Stromboli est situé au nord-est du  Vulcano, un autre volcan actif de cet  archipel.Stromboli est séparée de Vulcano par les îles de Lipari, chef-lieu qui donne son autre nom à l'archipel, et de Panarea (le Saint-Trop de la mer Tyrrhénienne).  L'île présente un aspect conique typique aux volcans et sa particularité réside dans ses éruptions régulières (à raison de plusieurs par heure) visibles de fort loin, de nuit, qui lui ont valu le surnom de « phare de la méditerranée ». Outre la randonnée nocturne au sommet , il est également possible d'observer, depuis la mer, la chute des projections incandescentes le long d'une sorte de toboggan naturel, la Sciarra del fuocco (allée du feu) ou depuis l'ancien observatoir reconverti en restaurant. 

Son économie traditionnelle se basait sur des productions agricoles  : olives, vignes, figues et pêche. Jusqu'au XIXe siècle cette économie était florissante et l'île comptait jusqu'à 4 000 habitants. L'aggravation des conditions économiques entraînèrent l'émigration essentiellement vers l'Australie et l'Amérique et l'île risquait d'être laissée à l'abandon.

Ce fut le cinéaste Roberto Rosselini qui en 1949 avec son film Stromboli terra di Dio attira l'attention du public et lança le tourisme, aujourd'hui ressource économique quasi-exclusive de l'île.

De nos jours le principal village habité s'appelle le Stromboli au nord. Au sud, le village Ginostra seulement rejoignable par un difficile sentier depuis le sommet, ou par la mer ; l'hiver il n'y réside qu'une dizaine d'habitants. Ginostra possède le plus petit port d'Italie, les bateaux de ligne réalisent à chaque voyage un exploit pour y accoster et les marchandises étaient encore récemment transportées à terre à dos d'âne.

Les résidents de l'île sont exactement près de 500 mais seulement 350 personnes restent pendant l'hiver. La population monte à 3000 habitants en pleine saison touristique.

Sur l'île, il y a une école primaire et un collège pour les quelques jeunes qui résident sur l'île. En principe, après l'école primaire, les enfants vont au collège à Lipari ou sont présents différents lycées.